23.10.2008

François Bayrou invité de l'Association des journalistes parlementaires

mercredi 22 octobre

  • Réforme de l'audiovisuel: "une régression sans précédent"


Répondant aux questions des journalistes parlementaires, ce mercredi 22 octobre 2008, sur  le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel, qui entérine notamment la suppression de la publicité à France Télévisions et qui devrait être voté en novembre, François Bayrou a estimé que la réforme de l'audiovisuel constituait une "régression sans précédent" et dénoncé "le cadeau aux chaînes privées" avec l'interdiction de la publicité sur les chaînes publiques. Il a déclaré : "La séparation des pouvoirs est durement atteinte par la réforme de l'audiovisuel" car "il n'est pas acceptable que le pouvoir considère qu'il a le droit de nommer le président de l'audiovisuel". "C'est une régression sans précédent, non seulement la nomination mais, pire la révocation" du président de France-Télévision", a-t-il ajouté. "Dans toutes les démocraties, le pouvoir appartient aux citoyens qui payent la redevance. Dans toutes les démocraties du monde, il existe un sas entre le pouvoir et l'audiovisuel public", a-t-il insisté. "Cette régression incroyable est accentuée par la décision" d'interdire la publicité sur les chaînes publiques, a-t-il dit. Cette décision est "un cadeau pour les chaînes privées" et met "les chaînes publiques sous la menace d'un garrot".

Interrogé sur la déclaration du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefevbre, selon lequel il est "évidemment nécessaire qu'il y ait un certain nombre de gens qui partent" de France Télévisions après la réforme, François Bayrou a répondu: "Il y a des gens de pouvoir qui ont choisi de démolir l'audiovisuel public" mais "ce n'est pas au parti au pouvoir de décider d'un plan social".

  • Réforme de la classe de seconde : contre "la logique du zapping"


Au cours de cette interview, François Bayrou, s'est dit  "en désaccord fondamental avec la réforme de la classe de seconde" dénonçant une "logique du zapping".
"Transformer en modules et semestrialiser la classe de seconde au lieu d'avoir une construction du savoir dans le long terme, couper le savoir en tranches et le faire selon la logique du zapping, c'est une catastrophe", a-t-il déclaré devant la presse parlementaire.
"Cette logique du zapping, qui est une logique consumériste, paraît séduisante, mais est anti-pédagogique", a poursuivi François Bayrou, à propos de la réforme de Xavier Darcos, qui fut son directeur de cabinet quand lui-même était ministre de l'éducation.

  • Crise financière : Sarkozy "assez juste" dans sa conduite des débats européens


François Bayrou a jugé enfin que Nicolas Sarkozy "avait été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens", sur la crise financière.
"Je lui ai donné acte d'avoir été présent et actif", a-t-il indiqué. "Dans la période récente, il a été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens, mais il y a des tas de choses qu'il n'a pas faites", a-t-il dit en citant la régulation, les paradis fiscaux et une "action concertée et commune sur les secteurs pouvant être l'objet d'un soutien public".
François Bayrou a par ailleurs répété que dans un contexte de crise financière, "le budget 2009 ne sera pas respecté" et que le "déficit filerait parce que les choix du gouvernement sont des choix qui nourrissent le déficit et ne le corrigent pas". "Il y a autant de chance d'avoir un déficit zéro en 2012 que de me voir entrer au couvent en 2012", a-t-il ironisé.

05.10.2008

Inventer un nouveau modèle, dont l'homme serait le centre

[...] "le MoDem est un nouveau parti qui se cherche, qui n'a pas une doctrine figée. Il faut inventer autre chose, il faut dépasser les clivages, il ne faut pas être au milieu, la vérité n'est jamais au milieu, elle peut-être totalement à gauche, à gauche de la gauche, elle peut-être à droite, au dela de la droite, elle est au milieu, en haut, ailleurs, la vérité n'est jamais au centre, quand il faut faire de la résistance, on fait de la résistance. Entre De Gaule et Pétain, on ne peut pas être au milieu, cà c'est absurde.

[...] "Aujourd'hui, il ne faut pas résister, il faut prendre l'offensive."

1- Parlons Net - Jean-François Kahn en piste pour les européennes

2- Parlons Net - Jean-Francois Kahn et la crise

 

3- Parlons Net - Jean-François Kahn et les états-généraux de la presse

4- Parlons Net - Jean-François Kahn répond aux Internautes

Dimanche 05 Octobre 2008 - 08:40 Bénédicte Charles

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Voir l'article sur Marianne2

20.09.2008

Europe-Modem 78

Europe-idf

QUI SONT-ILS ?

Un groupe d'hommes et de femmes d'horizons différents, mais tous motivés par l'Europe, conscients que tout ce qui concerne la France concerne l'Europe et donc nous concerne tous !
 
Pour la plupart, nous sommes adhérents Modem mais nous souhaitons vivement regrouper autour de nous tous ceux qui sont animés de cette même motivation.
 
Sauf périodes particulièrement chargées comme celles que nous allons vivre et commençons à vivre avec les échéances électorales actuelles, nous nous réunissons en moyenne une fois par mois à Versailles.

LEUR OBJECTIF :

Etre un espace citoyen réfléchissant aux questions qui concernent l'Europe à tous les niveaux :
institutionnel, économique, culturel, chacun selon ses compétences.
 
Concrétiser cette réflexion par des actions ponctuelles : organisation de café-débats, de dîners-débats, participation à d'autres groupes de travail partageant cette même passion.

LE SITE:  Europe Ile de France

QUI CONTACTER ? :

Pierre Le Guerinel :
Président du Mouvement Départemental Modem 78 : leguerinel69@yahoo.fr
Viviane Boussier :
Coordinatrice du groupe Europe: viviane.boussier@free.fr 06 75 12 39 90

Voici quelques articles présents sur le site :

C'est un personnage marquant de notre histoire contemporaine qui vient de nous quitter, un grand humaniste qui manquera à la Pologne et à l'Europe. (M de Sarnez député européenne)
- Développement durable
- Géorgie : Sarkozy vivement critiqué pour son plan de paix
- Traité et institutions de l’UE
- Soirée du 9 mai organisée à la permanence pour la fête de l'Europe
- Rencontre avec F Bayrou le 8 Juin à la Maison de la Chimie : Convention sur l'Europe

08.09.2008

Cap Esterel [fin]

07/09/08 : Retrouvez l'intégralité du discours de clôture de François Bayrou à l'issue de l'Université de rentrée du Mouvement Démocrate...

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Téléchargez ici le texte du discours de clôture de François Bayrou

18.06.2008

L'Europe doit respecter la dignité des sans-papiers

Par Jacques Delors (ancien président de la Commission européenne ) et Michel Rocard (ancien premier ministre et député européen):

Dans les jours à venir, le Parlement européen doit se prononcer, dans le cadre de la procédure de codécision, sur l'adoption d'une directive "retour" fixant un cadre à la rétention et au renvoi des étrangers non autorisés à résider dans l'un ou l'autre Etat de l'Union.

Le phénomène des migrations internationales et la question de l'accueil, de l'intégration et du statut des immigrés et des réfugiés sont particulièrement sensibles et complexes. Nous sommes bien conscients de la difficulté qu'il y a à déterminer en ce domaine une politique européenne qui soit pragmatique au regard de la situation sociale et économique des Etats de l'Union, qui soit acceptée par les opinions publiques et qui, dans le même temps, soit profondément respectueuse de la dignité et des libertés fondamentales de tous ceux qui tentent de vivre une vie meilleure en rejoignant l'Europe.

Nous nous gardons bien, pour cette raison, de porter des jugements trop rapides sur les initiatives européennes en la matière. Pour autant, nous ne pouvons pas cacher nos inquiétudes sur la pertinence du projet de directive "retour" actuellement en discussion.

Pertinence tout d'abord, pour la première procédure de codécision sur l'immigration, de commencer par un projet relevant du volet répressif, avant même qu'aient été débattues et déterminées par les vingt-sept Etats membres les conditions d'accueil et d'intégration des étrangers non communautaires. Le symbole ne semble pas des plus heureux à l'égard de nos amis d'Afrique, du Maghreb ou d'Orient. Pertinence sur le contenu du projet surtout, qui contient plusieurs mesures outrancières : la durée de rétention autorisée (dix-huit mois) est en totale disproportion avec le temps réellement nécessaire pour organiser le renvoi d'un étranger (en France, une dizaine de jours).

L'instauration d'une interdiction de retour sur le territoire européen durant cinq ans pour les personnes expulsées tend à les stigmatiser comme coupables d'un délit dont il faut les punir, au risque d'ailleurs de nier l'exercice futur de droits reconnus essentiels comme le droit d'asile ou celui d'un rapprochement familial. Enfin, les garanties prévues quant à l'enfermement ou l'expulsion des personnes vulnérables (mineurs, famille, malades) sont très limitées, pour ne pas dire quasi inexistantes.

Les conditions de privation de liberté et d'expulsion des personnes, qui seront visées, selon les différentes législations nationales, exigent que soit apprécié et soupesé avec la plus grande attention le nécessaire équilibre, qui doit être impérativement préservé, entre les mesures de contrainte et celles qui garantissent une réelle protection des droits fondamentaux de ces personnes.

Tel ne nous paraît pas être le cas actuellement du projet qui sera soumis au Parlement européen.

Ne serait-il pas plus sage que les parlementaires s'abstiennent d'adopter ce projet en l'état ? Il paraîtrait plus opportun de demander à la Commission européenne - et notamment à Jacques Barrot, commissaire nouvellement chargé de ces questions - de reprendre l'élaboration de cette directive sur des bases plus conformes à l'idée que nous avons de la façon dont l'Europe doit respecter la dignité des personnes.

LE MONDE | 17.06.08

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Voir l'article du Monde

08.06.2008

Discours de François Bayrou en clôture de la Convention sur l'Europe.

"Je suis très heureux de la manière dont cette Convention a été conduite, organisée, de la remarquable qualité des travaux, de la remarquable qualité des expressions et j'y vois une promesse pour notre mouvement, car j'écoutais tous ceux qui parlaient et je mesurais que c'est parce que nous étions un mouvement nouveau que nous avions pu organiser ces rencontres avec ceux qui se sont exprimés....
[..] Je veux vous dire quatre des réponses à trouver et je vous avertis à l'avance que ces questions sont considérables, mais je n'arrêterai pas là l'exposé du défi formidable qui est devant nous. Il y a quatre questions auxquelles il faut apporter une réponse.
La première est la nature de l'Union européenne, question qui a commandé le Non français au référendum.[..] l'Europe, ce n'est pas d'abord un marché, c'est la défense de valeurs et d'un projet de société, ce qui met au premier rang la question de la nature sociale du projet de société européen. Je pense que nous avons, en Europe, quelques-uns des projets ou des standards sociaux les plus solidaires de la planète.Il faut qu'on le dise, qu'on le défende et qu'on l'affirme parce que, excusez-moi de le dire, c'est pour cela que nous avons fait l'Europe. C'est pour que ce projet de société ne soit pas exposé et explosé par les dumping environnementaux et sociaux de toutes natures. Nous avons un projet à défendre et la nature de ce projet est sociale.
Deuxième réponse : cela veut donc dire, comme voie de conséquence, que la vocation des institutions européennes n'est pas de défendre la concurrence et encore la concurrence et exclusivement la concurrence -rôle qui est le sien aujourd'hui- mais la nature des institutions européennes est de définir une politique partagée. [..] Mais, pour moi, l'Europe est un projet politique partagé, fondé sur des valeurs.
Troisième point, particulièrement sensible et pas seulement en France : l'Europe, ce n'est pas le nivellement des identités, c'est la défense des identités. [..]
Quatrièmement, l'Europe, ce n'est pas fait pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais les Européens dans la globalisation ! [..] Voilà quatre questions. Il y en a sûrement d'autres, mais elles me permettent de dire que nous n'allons pas laisser l'Europe comme elle est, et notamment nous n'allons pas laisser l'Europe comme elle est exposée aux craintes des citoyens.

Ce que nous avons en charge, c'est de la repenser et de la reconstruire, en tout cas de proposer de la repenser et de la reconstruire, et de proposer des pistes nouvelles dans ce dessein. [..] tout ce que nous avons à rebâtir, nous avons à le faire dans le contexte de la plus grande crise que le monde, que l’Europe ait connue depuis des siècles, une crise à l'échelle du millénaire. [..] le chapitre démographique [..] La crise de l'énergie [..] changement climatique [..] les déséquilibres internationaux [..] Si l'Europe n'existe pas, aucune de ces immenses crises, de ces crises à la dimension du millénaire ne pourra trouver un début de réponse.

"Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer"