15.10.2009

Radiofréquences et Santé

  • Communiqué de presse de l'AFSSET

- Les radiofréquences : mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences, L’Afsset recommande de réduire les expositions.

Face aux incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes : développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient ; réduire les expositions du public.

- Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables. Néanmoins aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour. De même le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité. A contrario, un nombre important d’études ne rapporte pas d’effet particulier. Au total, le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis. Pour l’Afsset ils constituent des signaux indéniables.

Face à ces incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes :

- Développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient. [...]

- Réduire les expositions du public. [...] Cette démarche s’inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu’une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée.

L’expertise menée par l’Afsset est inédite tant par l’exhaustivité des publications analysées que par la méthode et l’approche novatrice développée afin de la réaliser. L’expertise a recensé 3 500 références. Le travail a fait se confronter diverses écoles de pensées des scientifiques, des parties prenantes et des lanceurs d’alerte, notamment au travers d’auditions. Les sciences humaines ont été prises en compte dans le processus d’expertise. Enfin, pour la première fois un observateur issu du monde associatif aura suivi l’intégralité des débats.

Lire l'intégralité de l'article : [AFSSET]

 

11.08.2009

Le grenelle de l’environnement I

  • La loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement vient d’être promulguée (JO du 5 août 2009)

Pour accéder au sommaire et au détail de la loi : [Cliquer sur ce LIEN]

Extrait : La présente loi, avec la volonté et l'ambition de répondre au constat partagé et préoccupant d'une urgence écologique, fixe les objectifs et, à ce titre, définit le cadre d'action, organise la gouvernance à long terme et énonce les instruments de la politique mise en œuvre pour lutter contre le changement climatique et s'y adapter, préserver la biodiversité ainsi que les services qui y sont associés, contribuer à un environnement respectueux de la santé, préserver et mettre en valeur les paysages. Elle assure un nouveau modèle de développement durable qui respecte l'environnement et se combine avec une diminution des consommations en énergie, en eau et autres ressources naturelles. Elle assure une croissance durable sans compromettre les besoins des générations futures. [...]

  • La ville de Vélizy et la SEMIV, vont devoir trouver des solutions pour atteindre entre autres l'objectif suivant :

- « Pour les logements anciens, la consommation énergétique doit diminuer de 38 % en 2020 ».

  • Concernant les réhabilitations des logements locatifs de la SEMIV qui ont déjà été faites. Il serait intéréssant de connaître l'évolution de cette consommation. A-t-elle évolué favorablement ?

Pour cela, si vous êtes locataire depuis le 1er novembre 2006 :

-  vous avez certainement obtenu un document obligatoire "Diagnostic de Performance Energétique" (DPE) de la part de la SEMIV (votre propriétaire bailleur).

- Si vous avez des questions sur le contenu de ce document (DPE), n'hésitez pas à nous contacter, nous l'analyserons ensemble.

  • Si vous êtes locataires ou propriétaires d'un appartement (ou d'un pavillon) du secteur privé, vous pouvez également nous contacter pour répondre à vos questions.

07.07.2009

Autorisations d'ouverture des commerces le dimanche

  • Le Mouvement Démocrate s'oppose énergiquement à tout élargissement des autorisations d'ouverture des commerces le dimanche. Dans un contexte de crise économique majeure, cela ne peut qu'aboutir à des transferts d'achats mais en aucune manière à augmenter la consommation et à dynamiser l'économie.
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  • Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate et spécialiste reconnu des questions de consommation et de commerce a déclaré : « Toutes les études démontrent que ce sont les grands commerces des zones périphériques et les chaînes qui seront les bénéficiaires du transfert d'activité et cela au détriment des petits commerçants et de l'activité des centres villes et des quartiers. Or, à tranches de chiffre d'affaires identiques, les grands commerces emploient moins de salariés et en faisant davantage appel au temps partiels que les commerçants indépendants et de centre ville. Par ailleurs, accepter une dérogation de plus conduira forcément à des demandes de dérogations nouvelles dans quelques mois de la part des commerçants d'autres zones qui se sentiront lésés. C'est ainsi que cela se produit depuis des années.»
  • Les Français ont raison d’être hostiles à cette mesure qui accroît la pression marchande et qui banalise le dimanche, journée qu’il est important de réserver à des activités de loisirs, de pratique sportive, de vie associative ou de rencontres familiales et amicales. Qui peut croire que face à la pression qu’exerce la montée dramatique du chômage, les salariés amenés à travailler le dimanche le fassent sur le principe du volontariat ?

29.06.2009

La tribune de BFM reçoit Dominique de Villepin

  • Une très large majorité de Français, 82%, assure ne pas avoir l'intention de souscrire à un éventuel emprunt national lancé par l'Etat pour financer les priorités gouvernementales, selon un sondage Ifop
  • Dominique de Villepin, prédécesseur de M. Fillon à Matignon, a pour sa part taclé le Premier ministre, affirmant n'être "pas sûr que l'emprunt soit la formule pour solutionner tous les maux". [LesEchos.fr]

 

Voici l'émission de dimanche 28 juin : La tribune de BFM reçoit Dominique de Villepin

23.12.2008

Un sans-abri meurt tous les jours en France

Mediapart Les mort de la rue

[Communiqué du 22 décembre 2008]

  • Selon Médiapart et le collectif Les morts de la rue :

Au moins 337 sans domicile fixe sont morts en France en 2008. Et sans doute plus. Mais l'Etat refuse de mesurer cette tragédie. Mediapart a donc décidé de s'associer au collectif Les morts de la rue pour dénoncer un double scandale: l'incurie des politiques publiques, et la volonté des gouvernants de cacher que la rue tue. La carte des sans-abri décédés cette année montre que toutes les régions sont touchées. Et rappelle que, quand on vit à la rue, on meurt en moyenne à l'âge de 49 ans, que ce soit de violence, de maladie ou simplement d'isolement.

 

Depuis 2002, nous avons appris les décès de 1 200 personnes de la rue.
Age moyen de ces décès : 48 ans.
Espérance de vie nationale : 80 ans.

Depuis 2004, nous avons accompagné 940 Morts isolés.
Aucune personne de la rue ne doit être oubliée
une deuxième fois, dans sa mort.
Car ce recensement est « artisanal » et donc non exhaustif. Il concerne des personnes décédées dans la rue et de la rue.
Le collectif les Morts  de la Rue dénonce la mort prématurée des personnes vivant ou ayant vécu à la rue.
Il faut savoir qu’une personne qui vit ou a vécu à la rue mourra de mort violente  ou d’usure, en tout cas TOUJOURS  prématurément.
Or personne, en dehors des associations ne veut rien savoir des séquelles de la vie dans la rue.
Le collectif Les Morts de la Rue en association avec le journal Médiapart souhaite ainsi faire savoir que la vie dans la rue tue et s’engage à en informer régulièrement tous les citoyens.
Cette carte permettra aussi aux citoyens eux-mêmes de nous informer des décès des personnes de la rue dont le collectif n’a pas toujours connaissance.
Dés lors, le collectif les Morts de la rue  s’inscrit comme un « service public citoyen » EN ATTENDANT QUE L’ETAT SE SOUCIE DE DÉNOMBRER CES MORTS, et en tire les conséquences pour sauver décemment des vies humaines.

Sources Médiapart : www.mediapart.fr

Sources Collectif "Les morts de la rue" : www.mortsdelarue.org

25.10.2008

Discussion générale sur le projet de loi de finances 2009

Aly AbdoulatifouAbdoulatifou ALY, député de Mayotte, est intervenu dans la discussion générale sur le projet de loi de finances 2009 (première partie) au nom des députés du Mouvement Démocrate.

21 octobre 2008

Monsieur le Président,
Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,
Mes chers Collègues,

Permettez-moi d’abord d’associer à mon intervention mes collègues du Mouvement Démocrate François BAYROU et Jean LASSALLE.

Notre débat sur le projet de loi de finances pour 2009 intervient dans un contexte bien précis :

  • C’est la deuxième loi de finances de cette législature ; c’est donc, Madame et Monsieur les Ministres, votre deuxième budget, celui où vos choix politiques commencent à s’inscrire dans la réalité.
  • Ce budget s’inscrit, pour la première fois, dans la démarche pluriannuelle prévue par la réforme constitutionnelle et dont nous saluons le principe, source d’une meilleure lisibilité.
  • Il se situe, enfin et surtout, à un moment de notre histoire économique où, selon les dires de Monsieur le Premier Ministre, « le monde est au bord du gouffre ».


Ces éléments étant posés, nous avons trois grandes observations à faire sur la première partie relative aux recettes de ce projet de budget :

  1. Votre hypothèse de croissance n’est pas réaliste

    Je le disais, et chacun le sait : nous sommes entrés dans la crise.

    Nous reconnaissons volontiers le bien-fondé de l’action du Président de la République et du gouvernement en la matière ; ce qui nous a amené à appuyer le plan de soutien aux banques, même si nous aurions souhaité une dimension européenne encore plus forte.

    Il n’en reste pas moins que votre projet de budget est, passez-moi l’expression, construit sur du sable : une hypothèse de croissance dont tous les experts économiques s’accordent à dire qu’elle ne sera pas au rendez-vous. Vous prévoyez 1% lorsque les experts prévoient 0,5 %… au mieux ! La question de la sincérité de ce budget est donc posée.

     
  2. Cet irréalisme a une conséquence : la sous-évaluation du déficit

    En effet, le différentiel entre votre prévision et la réalité qui se dessine a pour résultat une surévaluation des rentrées fiscales d’au moins 5 à 10 milliards d’euros ; ce qui amènera le déficit entre 55 et 60 milliards d’euros en 2009. Nous allons donc entrer dans la zone rouge des critères européens et approcher voire dépasser les 3%.

    Il n’est pas inutile de rappeler ici le partage des responsabilités entre l’ensemble des gouvernements qui se sont succédés depuis le dernier budget voté en équilibre, en  1980. Hélas, vous n’allez pas échapper à cette fatalité.

     
  3. Dans ce contexte, vos choix fiscaux sont d’autant plus critiquables
     

    Vous le savez : nous avons exprimé notre désaccord avec votre choix du « paquet fiscal ». Vous soulignez aujourd’hui, pour la regretter, la faiblesse de vos marges de manœuvre. Mais vous les avez vous-même anéanties en faisant le choix d’accorder prioritairement 17 milliards d’euros par an à une catégorie très limitée de nos concitoyens alors qu’il aurait fallu tourner ces crédits vers l’emploi. Vous avez donc commis, selon nous, une erreur économique, doublée d’une erreur sociale.

    Permettez à un parlementaire d’outre-mer, permettez au député de Mayotte, porte-parole d’une France lointaine mais viscéralement attachée à notre triptyque républicain, d’insister sur ce point : l’égalité républicaine, et notamment l’égalité devant l’impôt, la justice sociale, la justice fiscale, le sentiment que les efforts sont partagés équitablement sont des conditions absolues de la confiance de nos concitoyens vis-à-vis de leurs gouvernants, surtout en période de crise.

    Permettez-moi d’ailleurs, toujours en qualité de député de Mayotte, de souligner que cette année 2009 sera l’année d’un choix crucial pour l’avenir de ce territoire. En mars, nos compatriotes mahorais devront se prononcer sur leur avenir institutionnel et la transformation de Mayotte en un département, en un VRAI département, garant de cette égalité républicaine dont je parlais à l’instant. Je vous donne donc rendez-vous dans un an pour la discussion budgétaire d’une France qui, nous l’espérons, comptera alors dans ses rangs un 101e département.

    D’ici là, et pour conclure, nous serons attentifs à ce débat budgétaire pour 2009 et nous ferons des trois éléments que j’ai soulignés (prévision de croissance, déficit et justice fiscale) des critères déterminants de notre position au moment du vote.

Sources : [Mouvement Démocrate]

23.10.2008

François Bayrou invité de l'Association des journalistes parlementaires

mercredi 22 octobre

  • Réforme de l'audiovisuel: "une régression sans précédent"


Répondant aux questions des journalistes parlementaires, ce mercredi 22 octobre 2008, sur  le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel, qui entérine notamment la suppression de la publicité à France Télévisions et qui devrait être voté en novembre, François Bayrou a estimé que la réforme de l'audiovisuel constituait une "régression sans précédent" et dénoncé "le cadeau aux chaînes privées" avec l'interdiction de la publicité sur les chaînes publiques. Il a déclaré : "La séparation des pouvoirs est durement atteinte par la réforme de l'audiovisuel" car "il n'est pas acceptable que le pouvoir considère qu'il a le droit de nommer le président de l'audiovisuel". "C'est une régression sans précédent, non seulement la nomination mais, pire la révocation" du président de France-Télévision", a-t-il ajouté. "Dans toutes les démocraties, le pouvoir appartient aux citoyens qui payent la redevance. Dans toutes les démocraties du monde, il existe un sas entre le pouvoir et l'audiovisuel public", a-t-il insisté. "Cette régression incroyable est accentuée par la décision" d'interdire la publicité sur les chaînes publiques, a-t-il dit. Cette décision est "un cadeau pour les chaînes privées" et met "les chaînes publiques sous la menace d'un garrot".

Interrogé sur la déclaration du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefevbre, selon lequel il est "évidemment nécessaire qu'il y ait un certain nombre de gens qui partent" de France Télévisions après la réforme, François Bayrou a répondu: "Il y a des gens de pouvoir qui ont choisi de démolir l'audiovisuel public" mais "ce n'est pas au parti au pouvoir de décider d'un plan social".

  • Réforme de la classe de seconde : contre "la logique du zapping"


Au cours de cette interview, François Bayrou, s'est dit  "en désaccord fondamental avec la réforme de la classe de seconde" dénonçant une "logique du zapping".
"Transformer en modules et semestrialiser la classe de seconde au lieu d'avoir une construction du savoir dans le long terme, couper le savoir en tranches et le faire selon la logique du zapping, c'est une catastrophe", a-t-il déclaré devant la presse parlementaire.
"Cette logique du zapping, qui est une logique consumériste, paraît séduisante, mais est anti-pédagogique", a poursuivi François Bayrou, à propos de la réforme de Xavier Darcos, qui fut son directeur de cabinet quand lui-même était ministre de l'éducation.

  • Crise financière : Sarkozy "assez juste" dans sa conduite des débats européens


François Bayrou a jugé enfin que Nicolas Sarkozy "avait été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens", sur la crise financière.
"Je lui ai donné acte d'avoir été présent et actif", a-t-il indiqué. "Dans la période récente, il a été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens, mais il y a des tas de choses qu'il n'a pas faites", a-t-il dit en citant la régulation, les paradis fiscaux et une "action concertée et commune sur les secteurs pouvant être l'objet d'un soutien public".
François Bayrou a par ailleurs répété que dans un contexte de crise financière, "le budget 2009 ne sera pas respecté" et que le "déficit filerait parce que les choix du gouvernement sont des choix qui nourrissent le déficit et ne le corrigent pas". "Il y a autant de chance d'avoir un déficit zéro en 2012 que de me voir entrer au couvent en 2012", a-t-il ironisé.

09.07.2008

François Bayrou a voté contre "un texte de régression sociale"

35H00: François Bayrou a voté contre "un texte de régression sociale"

Le 8 juillet 2008 :
François Bayrou, a voté mardi contre le projet de loi sur la réforme du temps de travail, qu'il a qualifié de "texte de régression sociale".
"Tous ceux qui, jusqu'à maintenant, ne voulaient pas voir ce qu'était la vraie nature de ce texte, devraient maintenant la voir: les cadres eux-mêmes vont être la cible.
C'est le premier texte sans doute depuis très longtemps qui est aussi ouvertement un texte de régression sociale.
Il porte atteinte à tout, au travail y compris des cadres, aux relations de confiance qu'il pouvait y avoir entre l'Etat et les organisations syndicales. Il rompt le contrat de confiance avec les partenaires sociaux.
C'est un texte grave, lourd de conséquences
".

Le texte a été adopté mardi en première lecture à l'Assemblée nationale par 326 voix contre 222.

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20:02 Ecrit par Jean-Marc (BlogMestre) dans National | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, assemblee nationale, 35h00 |

20.06.2008

LE GAULLISME N'EST PAS MORT

Le scud d'Alain Juppé contre la politique de défense de Nicolas Sarkozy :
C’est à la quarantième minute que le coup est parti. "Des évolutions m'inquiètent", s'est exclamé Alain Juppé devant un parterre d'aficionados réunis, mercredi 18 juin, à la Fondation pour l'innovation politique (FIP). "En 1995, Jacques Chirac avait dit qu'il était prêt à entrer dans l'OTAN si les Américains partageaient le pouvoir et si l'Europe construisait une défense. Aujourd'hui, je crains que le "si" ait disparu. Si on entre dans l'OTAN sans condition, ce sera un marché de dupe", a indiqué l'ancien premier ministre.

Mots ciselés, façon nette de se démarquer des annonces faites la veille par Nicolas Sarkozy, qui avait redéfini devant 3 000 militaires la politique de défense de la France. Le maire de Bordeaux aurait-il choisi la date du 18 juin pour signer son retour sur la scène nationale ?
Depuis sa réélection en mars, M. Juppé se montrait discret, refusait la plupart des demandes d'entretien de la presse, se concentrait sur la coprésidence de la commission du Livre blanc sur les affaires étrangères et européennes, qui rendra ses travaux à la mi-juillet.

"LE GAULLISME N'EST PAS MORT"

Mais lorsque la FIP l'a invité à débattre de l'héritage de Mai 68, il n'a pas résisté à la tentation. "Une fondation qui m'est chère", a-t-il martelé, comme pour mieux rappeler une histoire commune qui n'a pas toujours été heureuse : fondée en 2002 par Jérôme Monod pour servir de laboratoire idéologique à l'UMP que présidait alors M. Juppé, la FIP a été mise sur la touche en 2004 lorsque M. Sarkozy s'est emparé du parti. Depuis, elle s'est autonomisée et conserve des liens avec le maire de Bordeaux, qui pourrait s'en servir comme d'une rampe de re lancement. "Le gaullisme n'est pas mort, au moins dans l'esprit de certains", a-t-il lancé. Décrispé, M. Juppé a livré quelques confidences : s'il ne s'est "jamais senti à l'aise avec Mai 68", il a bel et bien voté quelques années plus tard pour un candidat d'extrême gauche parce que le gaulliste qui se présentait en face incarnait trop "l'immobilisme".
Concédant des difficultés récurrentes à "communiquer", le maire de Bordeaux a pris le risque d'allonger la liste de ses ennemis en moquant les radios qui "le matin donnent la parole à des gens qui n'ont que des conneries à dire". Mais l'essentiel de son propos a consisté à valoriser le rôle du chef qui voit loin et assume. Sur l'affaire du référendum irlandais, il a contesté l'idée que les élites soient de nouveau sur la sellette. Selon lui, il faut au contraire se demander si, en matière de construction européenne, "les élites ne sont pas en avance et le peuple en retard". Sur la présidence Sarkozy , il s'en est tiré par une pirouette : "Je ne crois pas trop à la dérive monarchique", ajoutant, sibyllin : "Le style peut-être, mais le style, c'est l'homme."

Françoise Fressoz

LE MONDE | 19.06.08

17.05.2008

François Bayrou : l’invité de France Info [14 mai 2008]

Le camouflet subi par le gouvernement sur le projet de loi OGM est-il un incident de parcours ou bien le premier signe d’une faille plus profonde chez les députés UMP ? Des députés qui ont pourtant resserré les coudes ce mercredi après-midi… « Je crois que c’est révélateur de deux choses » explique François Bayrou. « La première, c’est qu’il y a des états d’âmes… Dans ces cas-là, l’expression dit qu’on vote avec ses pieds… en s’éloignant de l’hémicycle. Le deuxième élément révélateur est que les Français ont appris ce matin que le projet OGM a été repoussé par l’Assemblée nationale et cela leur a fait plaisir car ils ont beaucoup de doute à ce sujet. Mais ce soir, ils apprennent que le projet va revenir dans le même état. Et cela prouve que le parlement en France n’est autre chose qu’une chambre d’enregistrement. »

Le président du Modem est aussi interrogé sur l’indépendance de la presse et de l’AFP, sur le cumul des mandats, la grève du 15 mai et un éventuel rapprochement du Modem avec l’UMP.

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Ecouter l’invité de Bernard Thomasson  -  Recommander cet article

12:14 Ecrit par Jean-Marc (BlogMestre) dans National | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, députés, assemblée nationale, hémicycle, afp, modem, ump |