27.09.2009

Les banquiers : des arnaqueurs en puissance ?

  • La profession se décrispe et les langues se délient... un peu !

Comment ne plus se faire arnaquer par son banquier ? La question est posée par un ancien banquier qui dénonce les pratiques de "l'arnaque bancaire". Des méthodes pour le moins contestables, dignes de petits ou gros larcins...

Les banques emploieraient ces procédés à nos dépens depuis des années...

Jean-François Pissard, l'auteur de "Comment ne plus se faire arnaquer par son banquier" [Les références du livre], nous détaille les pratiques bancaires et leurs dérives, et ainsi selon lui :

- Les banques tentent régulièrement de nous faire le coup des chèques payants.

- Instituer une T.V.I., autrement dit une taxe sur la valeur inscrite sur les chèques émis par les clients ?

D'aucuns penseront que "Comment ne plus se faire arnaquer par son banquier" (Ed. Maxima) y va fort avec la profession bancaire.
À sa décharge toutefois, à la vôtre aussi, ce sont toujours les banques qui dans le passé ont engagé les hostilités; et ce sont elles qui à l'avenir le feront encore. Le mieux ne serait-il pas quand même que les banquiers consultent pour leur terrible addiction, pour devenir moins dépendants de l'argent qu'à force ils encaissent mal, et que dans le même temps ils consentent à traiter d'égale façon les gros clients et les petits clients, selon les louables principes chrétiens que l'on nous a inculqués.

Mais sans doute les banquiers ont-ils manqué les cours de catéchisme, car aujourd'hui encore ils sont toujours aussi sensas avec ceux qui sont cossus qu'ils sont sangsues avec ceux qui sont sans sous. L'Église devrait organiser des cours de rattrapage. En attendant, et cela risque d'être long, le mieux pour chacun est encore de rester sur ses gardes chaque fois qu'il côtoie un banquier et de mettre en pratique les enseignements de ce livre pour le biaiser. "

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  • Les banques françaises s'engageraient vers la transparence ?

Pour la définition des paradis fiscaux, il précise que la Fédération Bancaire Française se base "sur les listes existantes, notamment celle de l'OCDE", tout en reconnaissant "qu'aujourd'hui la liste grise est pratiquement inutilisable en raison de son étendue", tandis que "la liste noire des pays les moins coopératifs ne contient rien".

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  • Les banques ont-elles une stratégie suicidaire ?
L'augmentation alarmante des défauts de paiement aux Etats-Unis va donc à coup sûr ricocher dans les comptes des établissements européens. Mais, comme avec l'immobilier il y a dix-huit mois, personne n'est pour l'instant capable de mesurer l'ampleur des dégâts à venir. "Impossible de dire comment les Français seront touchés, observe ainsi l'économiste Marc Touati, directeur général de Global Equities. Mais il pourrait bien y avoir du grabuge."


  • Un client sans-papiers dénoncé par sa banque

Les « interpellations déloyales » pratiquées à la suite d'un piège ne sont plus l'apanage de l'administration mais gagnent les entreprises privées. A l'instar de cette agence de la LCL (ex-Crédit Lyonnais) à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui le 7 août a convoqué Mamadou, Malien de 33 ans en situation irrégulière et client sans histoires depuis huit ans.

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31.01.2009

le livre qui peut ruiner Kouchner

  • Dans son prochain numéro, à paraître ce samedi 31 janvier, Marianne publie les «bonnes feuilles» du livre-choc que Pierre Péan consacre à Bernard Kouchner: «Le Monde selon K.» Une enquête qui met à jour les pratiques cyniques et très limite du french doctor. De quoi obliger le ministre des Affaires étrangères à démissionner ?

Vendredi 30 Janvier 2009

Toujours bonne à dire, la vérité est parfois triste. La lecture du dernier livre de Pierre Péan consacré à Bernard Kouchner laisse un sentiment d’immense gâchis, d’amère déception. Ses révélations accablantes ne sauraient réjouir tous ceux qu’inquiète l’effet délétère de la perte de confiance dans les élites. En mettant à bas l’icône Kouchner, Pierre Péan ne dévoile pas seulement une imposture personnelle ; il nous oblige à faire le deuil d’un mythe auquel il ne fut pas méprisable de croire : le souci des victimes, la conscience des urgences, le bénévolat, la compassion, le droit-de-l’hommisme. De tout cela il ne reste pas grand-chose après avoir refermé Le monde selon K. Nous découvrons aussi que, dans sa fin de parcours, le bon Docteur Kouchner a mis la réputation que lui ont value ses engagements de jeunesse au service du cynisme le plus désinvolte et d’une quête effrénée de valeurs plus financières. [...]

  • De l'humanitaire-spectacle au spectacle tout court
    Bien sûr, le héros n’était pas sans travers et l’on distinguait même de gros défauts, mais ils semblaient tellement servir la Cause du Bien que l’on s’était habitué à en sourire affectueusement. L’ego démesuré de Kouchner passait pour une variante moderne du militantisme. S’il se mettait en permanence en scène, n’était-ce pas au nom de cette  « loi du tapage médiatique » indispensable pour donner de l’écho à l’action humanitaire ? Grâce à lui, celle-ci a fait un Grand bond en avant depuis l’époque des Docteurs Schweitzer qui devaient besogner trente ans au fond de la brousse avant de commencer à émouvoir. Avec le Docteur Kouchner, quelques jours et quelques caméras suffisent. Il a inventé « l’humanitaire-spectacle » pour la bonne cause : dynamiser l’altruisme et faire mieux rentrer les dons. Car, justifiait-il, « l’image émotionnelle en dit plus qu’un discours », et « l’on assassine moins en présence des caméras ». Voilà pourquoi, se disait-on, il avait fait don de son image à la médiasphère : pour l’aide aux victimes,  « qui ne sont ni de droite ni de gauche ». Comme lui. Le Bien contre le Mal, c’est plus simple. [...]
  • Kouchner n'a pas attendu Rama Yade pour ne plus croire aux droits de l'homme
    Une année aux affaires lui aurait donc suffi pour renier trois décennies de beaux discours et découvrir, comme il vient de le dire, qu’il « y a contradiction permanente entre les droits de l’homme et la politique étrangère d’un Etat » ? Les révélations de Péan indiquent une autre explication : les droits de l’homme, cela faisait un bout de temps que Bernard Kouchner n’y croyait plus lui-même, au point de se mettre en affaires avec ceux qu’il pourfendait hier. Depuis quelques années, en effet, une autre passion l’animait : tirer, via une activité de consultant privé camouflée derrières quelques sociétés-écrans créées par ses proches, les dividendes de sa réputation et de son influence. L’ex-militant ne pourchassait plus le malheur, mais le fric.  [...]

Atterré par ce qu’il découvrait, le Président de la République fit tout pour éviter le scandale. Il apaisa les représentants offensés de la Françafrique en mutant Jean-Marie Bockel au Ministère des Anciens combattants. Il s’étonna vertement que son Secrétaire général, Claude Guéant, ait ignoré la très gênante double vie du French Doctor. Il mit fin aux fonctions de l’ambassadeur Danon à Monaco. Et il humilia son Ministre des Affaires Etrangères en lui faisant savoir qu’il venait de découvrir ses petits secrets par la bouche de… Rama Yade qui annonça elle-même à son Ministre de tutelle la destitution de Danon.

Avec la publication du Monde selon K., ce dispositif ne suffira peut-être pas…

Sources : Lire le texte intégral [Marrianne2]