16.09.2009

Rrom, Tsiganes, Manouches, Gitans, Roumains

  • Racisme et amalgames

Quand ils jouent du violon, ce sont de gentils Tsiganes. Quand ils font du jazz, ce sont des Manouches. Dans les films de Kusturica, c’est des Gitans. Quand ils mendient dans le métro, c’est des Roumains. Quand ils habitent dans une caravane, c’est des gens du voyage. Quand ils habitent dans des bidonvilles, c’est des Rroms. Quand ils habitent dans une maison, c’est des « Tsiganes sédentarisés ». Quand ils sont très pauvres, c’est des voleurs. Quand ils ont de belles voitures, c’est aussi des voleurs. Qu’ont en commun toutes ces phrases ? D’être entièrement fausses et de véhiculer des amalgames et des non-sens qui, dans un climat actuel extrêmement difficile pour les communautés dont il va être question, confinent au racisme. Pour ceux qui pensent encore qu’un être humain est un être humain, indépendamment de son statut social et de son origine ethnique, et que tous les êtres humains sont égaux, nous allons tenter de battre en brèche les idées reçues.

Pour l’écrasante majorité des gens, et, fait plus grave, pour bien des instances institutionnelles, la confusion est totale : Rroms, Gitans, Roumains, Tsiganes, Manouches, gens du voyage, Bohémiens..., tous ces termes semblent interchangeables pour désigner une masse floue de gens, pauvres, asociaux, et qui se déplacent sur les routes. Première erreur, et de taille : seuls 4% des Rroms sont des nomades à l’échelle européenne ; en France, ils sont environ 20%. À l’inverse, d’autres communautés sont nomades mais ne sont pas rroms. Le poncif « Tsigane », qui a amalgamé bien des populations différentes au cours des siècles [cf. encadré ci-dessous], désigne en fin de compte une réalité sociale fantasmatique : le versant négatif en est l’image du nomade pauvre et hors-la-loi ; le versant positif en est le rebelle fier, libre et musicien.
Le mythe perdure. [...] le Parlement vote des lois et le gouvernement fait passer des circulaires scandaleuses, contournant par mille subtilités juridiques les fondements de la République, les droits de l’homme, les textes européens, bref tous les beaux discours de la liberté égalité fraternité qui interdisent de s’en prendre à un groupe ethnique. Bienvenue dans une société schizophrène.
Quant au bel euphémisme « gens du voyage », il a été mis en circulation par deux décrets français de 1972. Dans la pratique administrative et dans le langage médiatique, cette appellation est désormais utilisée pour désigner, de manière « politiquement correcte », les Rroms, Manouches, Gitans, Yéniches, bref tous ceux qu’on est prêt à écarter des villes et dont on ne sait pas trop qui ils sont. La preuve : il ne viendrait à l’idée de personne d’appeler un trader qui passe sa vie entre New York, Londres et Paris un « gens du voyage ». Il voyage plus qu’un Rrom ? Qu’importe. Les fantasmes sont bien ancrés et on les ressort à la première occasion.

Rrom, Roumain : ça se ressemble drôlement. C’est pareil, non ? [...] Eh bien non. Les Roumains sont un peuple vivant en Roumanie, en Moldavie et dans quelques régions voisines. Leur langue, le roumain (mot dérivé de la ville de Rome), est une langue néo-latine. Le mot Rrom vient quant à lui d’un mot sanskrit qui signifiait « artiste, artisan » [...] Alors certes la Roumanie compte le nombre le plus important de Rroms (près de deux millions), et pourtant : tous les Rroms ne sont pas roumains et tous les Roumains ne sont pas rroms. La confusion entre ces deux peuples s’est accentuée lorsque l’effondrement du bloc soviétique a jeté dans la misère une partie de la population [...] Effondrement économique, climat de haine... [...] C’est ce climat qui pousse les plus fragiles à fuir les discriminations et les violences... et à arriver aux portes de nos villes. De quoi regarder différemment les quelques mendiants du métro... Ces Rroms de Roumanie, de Bulgarie ou du Kosovo qui ont fui la misère et les discriminations ne sont pas nomades mais sédentaires. Ils ont occupé des caravanes non pas par habitude ni par amour du voyage, mais faute de mieux : ils viennent tenter leur chance en Europe. Alors qu’ils sont à peine dix mille dans toute la France, quelques dizaines par bidonville, ils sont censés être une « invasion ».

Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop visibles. Parce que cela contrarie le Parisien, de voir une dame mendier avec son nouveau-né. Il est plus simple de ne plus la voir, même si cela est coûteux financièrement, même si cela est humainement intolérable. Les chiffres d’expulsion gonflent, et tout le monde est content. Tant pis s’ils sont européens, tant pis s’ils essaient de travailler, tant pis si leurs enfants étaient scolarisés. Syllogisme : tout nomade est un pauvre, tout indésirable est un nomade. Conséquence : tout Rrom habitant dans un bidonville, puisque pauvre et indésirable, est un nomade, donc un Tsigane, donc un Manouche, donc un Gitan, donc a une grosse caravane. Et voilà comment on ne vient à croire qu’il suffit de faire la manche pour s’acheter une Mercedes. On a tous lu Tintin. C’était une pie, pas les Bohémiens, qui volait les bijoux de la Castafiore. Nicolas Sarkozy, non : il n’a lu ni La Princesse de Clèves, ni Tintin. À l’Assemblée nationale, le 10 juillet 2002, le ministre de l’Intérieur faisait cette déclaration mémorable : « Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? » On doit tout reprendre au début. Le fait qu’on puisse être itinérant et avoir un vrai métier. Le fait que d’autres ne se retrouvent dans des « campements » que par nécessité, parce qu’on leur refuse le droit élémentaire à vivre... sur un terrain. Le fait que la majorité des Rroms sont sédentaires, sont « intégrés », sont vos voisins, votre médecin, votre plombier, votre couvreur, votre avocat, votre cirque Zavatta, votre... Les « bobos », dit-on : « bourgeois bohèmes ». On accuserait presque les Rroms d’être d’autres bobos : des bohémiens bourgeois. Qui ont volé tant et tant de poules ! Humour rrom : « On va lâcher un million de poules dans Paris, comme ça on n’en parle plus. » Confondre un mode de vie et une classe sociale, sous l’appellation « tsigane », en présupposant qu’un « Tsigane » est obligé d’être pauvre, est ahurissant. On oublie ce faisant qu’il est lui aussi français, et qu’il a lui aussi le droit de gagner de l’argent. Mais non. Le Manouche n’a pas le droit d’avoir une belle voiture, alors qu’il ne viendrait à personne l’idée de critiquer la Mercedes de son voisin, quand bien même magouillerait-il un peu. C’est le moment de rappeler quelques vérités : « Savez-vous qu’ils paient des impôts, «ces gens-là» ? Savez-vous que ce qu’ils demandent en priorité c’est d’acheter des terrains où ils pourront installer leurs caravanes et vivre, mais que systématiquement les maires se pressent de préempter pour éviter leur présence sur leurs communes ? Savez-vous qu’ils sont français, au moins ? Qu’ils ont participé eux aussi à la Résistance ? Savez-vous que la nouvelle taxe d’habitation pour les caravanes (instaurée en 2005 et applicable en 2008 pour ne pas gêner la présidentielle) est trois fois supérieure à la taxe d’habitation dans un des quartiers les plus bourgeois de Paris (le Marais), alors que cette même caravane taxée n’ouvre aucun droit aux aides logement (APL, crédits à taux réduit, etc.) parce que quand il s’agit d’aides, elle n’est pas reconnue comme logement ? » Pour des gens censés voler l’État et les honnêtes contribuables, on repassera. On a vu des moyens plus efficaces de vivre aux crochets de la société, puisque telle est l’accusation courante. Pour les nomades, pas d’aides au logement, parfois pas de carte d’identité, un policier à aller voir tous les trois mois pour valider ses papiers, un droit au stationnement qui se réduit comme peau de chagrin, le non-respect de la loi Besson.

Quand il y a des aires de stationnement, l’astuce : les reléguer dans des zones lointaines, à proximité de lieux pollués (ce qui est absurde d’un point de vue financier, puisque la viabilisation des terrains est donc très coûteuse) [voir diaporama], « oublier » de faire passer le ramassage les ordures (manière subtile pour les municipalités de prouver que ces gens-là sont sales par culture). Le maire de Bormes-les-Mimosas a adressé cette lettre aux élus du Var : « Environ 450 personnes vivent désormais, en toute illégalité, à proximité de nos paisibles concitoyens. Combien durera leur séjour ? Seule la volonté de ces citoyens hors-la-loi le décidera. [...] Protégez tous vos terrains, privés ou communaux, labourez-les [photo1  Vélizy], rendez-les inaccessibles [photo2 Vélizy], ne comptez que sur votre équipe municipale, vos services et vous-même pour sécuriser vos concitoyens. » Autre astuce, juridique : modifier le droit au travail pour le rendre de plus en plus restrictif, et donc pousser les « gens du voyage » dans l’illégalité. Ainsi, une loi de 1996 relative au commerce et à l’artisanat oblige à montrer un diplôme ou la preuve d’une expérience de trois ans (ce qui suppose de rester au même endroit pendant cette durée) concernant des métiers tels que la construction, l’entretien de bâtiments, le ramonage - activités très souvent exercées par les « Tsiganes » et « voyageurs ». L’apprentissage de ces métiers étant jusqu’alors informel, transmis par la famille et non par l’École Nationale Supérieure du Ramonage, voilà des métiers qu’ils sont maintenant obligés d’exercer illégalement. Mêmes bâtons dans les roues pour les vendeurs ambulants. En plus du fait qu’ils rencontrent de plus en plus de problèmes pour tout bêtement pouvoir s’arrêter, il leur est de plus en plus difficile de trouver des étals libres sur les marchés. Le président de l’Association nationale des gens du voyage catholiques témoigne : « Les marchés ont été réduits, réduits, réduits... Ceux qui ont des places permanentes gardent leurs places. Ils réduisent le marché de cinquante mètres, ou un peu plus... Ils enlèvent les places du bout, où il y a les voyageurs. »  C’est un effet boule de neige. En empêchant les « gens du voyage » de travailler, on les précarise. On les pousse vers la misère et vers l’illégalité, qui est précisément ce qu’on leur reproche. Oh, le beau cercle vicieux ! Et au fait, une dernière nouvelle, incroyable, qui fera plaisir à leurs détracteurs : il y a aussi des voleurs parmi ces gens. Comme partout. [...]

Pour lire l'intégralité de cet article (revue Le Tigre) : [Sources] (janvier 2009)
Le Tigre est un magazine généraliste indépendant. Il est dirigé par deux auteurs : Lætitia Bianchi et Raphaël Meltz.

  • Début 2008, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a rendu publique une délibération sur les « gens du voyage », délibération qui précise un certain nombre de points juridiques, et recommande au gouvernement de prendre des dispositions. Alors que le constat final est que « les gens du voyage sont victimes de discriminations résultant des textes en vigueur comme de comportements individuels, et ce dans tous les domaines de la vie quotidienne », certaines recommandations au gouvernement restent timides.

[La Halde est une autorité administrative indépendante créée en 2005. Elle est actuellement présidée par Louis Schweitzer. La Halde peut être saisie par tout citoyen qui s’estime victime d’une discrimination : après enquête, elle peut proposer une médiation, déposer une plainte ou se faire entendre par un tribunal pour défendre le réclamant. La délibération sur la situation des « gens du voyage » (no 2007-372) date du 17 décembre 2007 ; elle est disponible sur www.halde.fr.]

  • N'oubliez pas de lire l'article de M. le Maire de Vélizy sur son blog : [lien]
    (du 15 septembre 2009)

 

26.08.2009

Aire d’accueil des gens du voyage (re-suite)

  • Cache-cache entre la Mairie et les gens du voyages.

Les caravanes se sont déplacées samedi dernier vers la N118 avenue Morane-Saulnier tout proche de Vélizy2.

"...La Mairie a engagé immédiatement une nouvelle procédure d'expulsion auprès du Tribunal de Grande Instance de Versailles dont elle espère un résultat très rapide..." d'après l'article sur le site qui a été modifié à l'exception de la photo [lien]. Les caravannes iront-elles s'installer dans le clos rue Montaigne ?

Le feuilleton se poursuit donc.

23.08.2009

Aire d’accueil des gens du voyage (suite)

Plutôt que les caravanes, ce sont les préjugés qu’il faudrait expulser.

 

  • La ville de vélizy a écrit le 14 Août 2009 sur le site de la ville un article d'information aux Véliziens [lien].

Extraits :

« Le 26 juillet dernier, des gens du voyage se sont installés illégalement sur le terre-plein central de l'avenue de l'Europe...

Profitant de la période des « vacances judiciaires » et bravant notre interdiction, des gens du voyage se sont installés illégalement sur le territoire de la commune, avenue de l’Europe. Malgré nos multiples démarches, force est de constater qu’après un mois d’occupation sans droit ni titre, nos nombreuses pressions et les interventions quotidiennes des forces de police (nationale et municipale) n’ont pu avoir raison de leur entêtement.

[...] Nous tenions à vous informer de cette situation, car nous comprenons votre exaspération, que nous partageons, le comportement de ces gens étant inacceptable. C’est pourquoi nous vous incitons à porter systématiquement plainte auprès du commissariat ou/et du Procureur de la République pour toute nuisance que vous pourrez constater.

Nous vous remercions de votre aide et de votre compréhension. [...] »

Pour la municipalité :

  • Cette "situation" est-elle inacceptable parce qu'illégale ?

Du fait de l'absence de terrain à Vélizy-Villacoublay, les gens du voyages n'ont pas eu d'autres recours que d'utiliser des terrains toujours accessibles pour s'installer temporairement. L'absence de terrain adapté (comme l'impose la loi du 5 juillet 2000) sur la commune de Vélizy est aussi illégale. Si la Mairie n'avait pas attendu la lettre de rappel à ses obligations par la Préfecture (9 avril 2008), nous aurions certainement trouvé une solution acceptable par toutes les entitées (gens du voyage, riverains, communes, administrations...), à condition de faire le nécessaire par un vrai dialogue afin de trouver un compromis pour le bien de tout le monde.

Ce n'est pas ce qu'a fait la municipalité (vote en urgence avec des infos très sommaires le 28 mai 2008). S'il existait une aire d'accueil, le Maire pourrait agir rapidement en application de la loi du 7 mars 2007 qui stipule qu'en cas de stationnement sur un autre espace public, la Ville peut mettre en demeure les occupants de quitter les lieux, dans le cas contraire, comme c'est le cas actuellement, la procédure est bien plus longue et c'est pour cela que les gens du voyage "profitent" de cette situation pour s'installer le temps que la procédure arrive à terme.

  • Si c'est inacceptable par les nuisances occasionnées pour les riverains ?

Alors, les habitants du Haut Clamart ont tout à fait raison de juger inacceptable le choix de ce terrain (très proche de leurs habitations en lisière de leurs jardins) imposé par la municipalité vélizienne en mai 2008 sans aucune concertation au préalable. Le Maire de Vélizy va-t-il inciter les riverains du Haut Clamart à "... porter systématiquement plainte auprès du commissariat ou/et du Procureur de la République pour toute nuisance..."

Nous demandons une nouvelle fois à la Mairie de communiquer à tous les Véliziens sur la création d'une aire d'accueil à savoir :

- les démarches en cours faites par la Mairie avec les différentes administrations de l'état.

- les démarches en cours faites par la Mairie avec les différentes administrations territoriales (Préfectures, communes voisines).

Cela démontre que l'actuel gouvernement n'apporte aucune solution pour régler ce genre de problème. Le Maire de Vélizy se trouve impuissant et contraint de demander l'aide des Véliziennes et des Véliziens. C'est le monde à l'envers, nous vivons une époque épique.  

________

Que les Véliziens se rassurent,

le "problème" devrait être réglé (Avenue de l'Europe)

par les travaux du tramway et sa mise en service

sans que la Mairie n'ai à agir.

________

 

19.08.2009

Le site internet de Vélizy-Villacoublay

  • Il a été rénové mais de nombreuses zones sont  inopérantes. 

- la gestions des documents pour Les Echos (au format PDF) est difficile d'accés et complexe et parfois inopérant comme aujourd'hui.
- Concernant la canicule pour ce jour il est prévu de 35°C, il est impossible d'accéder aux renseignements commes par exemples les bons gestes.
- la page d'accueil est un peu désorganisé  ->  voir [résultat page 1 ]
- de nombreux menus sont inopérants. 

  • Il a été rénové mais cela n'empèche pas qu'il n'est pas réellement à jour.

Nous sommes le mercredi 19 août 2009 et sur la page concernant  "Conseil municipal / Comptes-rendus CM"
- Le prochain conseil municipal est toujours prévu pour le 24 juin 2009.
- Le dernier compte rendu en ligne date du 13 mai 2009 ->  voir [
résultat page 2]

  • Il a été rénové mais est-il devenu une usine à gaz ?

Ce qui expliquerait peut-être la présence de bulles...

Bulles.jpg

Espérons qu'à la rentrée de septembre, il sera enfin opérationnel avec toutes les fonctionalités attendues.

Pour rappel : Le groupe Ensemble Pour Changer Vélizy avait demandé, à la première séance du conseil municipal, d’avoir :
- tous les documents beaucoup plus tôt et en version numérique, ce qui faciliterai le travail de tout le monde.
- une adresse messagerie pour chaque membre du groupe.
- les comptes-rendus intégraux des séances.

M. le Maire avait répondu, à l’époque, qu'une fois le nouveau site serait en service, tout cela serait possible. Même si, techniquement parlant, les solutions à nos demandes n’étaient pas liées à la refonte du site de la ville, nous en avions accepté le principe.

La refonte du site est terminée depuis plusieurs mois, nos demandes n’ont pas été satisfaites pour autant.

- Pour faciliter ce travail, nous demandons d’avoir, avec les documents préparatoires des réunions de commissions, la liste avec leur sommaire respectif des documents qui n’étaient pas transmis afin de mieux planifier une consultation à la Mairie.

De plus, il est anormal que l’ordre du jour des séances du conseil municipal ne soit pas mis en ligne sur le site de la ville, comme il est anormal que nous soyons obligés d’aller sur le blog de M. Loison [
24 juin] [13 mai] [25 mars]... pour avoir ce type d'information.
  • A ce propos, certaines informations municipales sont présentes sur un blog et pas sur le site de la ville.

Est-ce normal ?

Est-ce uniquement dans le but de gonfler
les statistiques du blog  personnel de M. Loison ?

23.06.2009

Conseil Municipal du 24 juin 2009

  • Voici l'ordre du jour de la prochaine séance :

Télécharger l'ordre du jour

La séance sera filmée

(conformément à l'autorisation de M. le Maire à la séance du 13 mai 2009).

Pour voir les vidéos [ici]

10:38 Ecrit par Jean-Marc (BlogMestre) dans Conseil Municipal, Vélizy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |

09.03.2009

Aire d’accueil des gens du voyage (suite)

-----> Réponse du MoDem de Vélizy <----

Union pour Vélizy (UPV)
Majorité municipale UMP
(Tribune libre, Les Echos N°205 Mars 2009)

Vélizy le 9 mars 2009


Aire d’accueil des Gens du Voyage :
quand les oppositions s’emmêlent.

La loi est formelle, la ville de Vélizy-Villacoublay doit disposer d’une aire d’accueil des Gens du Voyage de 14 places.

Après de longues recherches, la majorité municipale a proposé un emplacement situé chemin des Charbonniers, un terrain vélizien limitrophe de Clamart, autrefois utilisé pour entreposer des matériaux de voirie.

Le Conseil Municipal, au cours de sa séance du 28 mai 2008, adopta la proposition à l’unanimité

C’était sans compter avec les riverains et les élus de Clamart, explication : un élu Modem
de Clamart comprit qu’en fomentant une opposition à ce projet sensible, il pouvait probablement acquérir une notoriété médiatique, profitable pour les élections européennes,
prochaine échéance en juin 2009.
Après plusieurs mois de gestation et de tractations, il organisa, à travers un conseiller municipal de l’opposition vélizienne, apparenté Modem, une contestation de cette décision pourtant votée à l’unanimité. Qui parle de changer d’avis ?

La presse locale en parla et fit réagir la majorité PS de Clamart qui éventa la manœuvre et se courrouça fort d’avoir laissé échapper le leadership sur un tel sujet. Il fallait agir !

Elle le fit de belle manière. Le maire de Clamart écharpe en bandoulière, lança tour à tour ; réunions publiques, pétitions, banderoles et manifestations. Et, usant de la même stratégie que son concurrent clamartois, sollicita l’opposition PS vélizienne afin de contester la même décision qu’elle avait pourtant votée à l’unanimité. Pour faire surenchère,
l’édile clamartois affréta (aux frais
des contribuables clamartois) deux cars et s’invita, avec ses supporters, à venir influencer la décision vélizienne voisine au cours d’une réunion du Conseil Municipal le 14 janvier 2009. La presse locale alertée par ses soins n’en revenait pas ! Du jamais vu de mémoire de journaliste ! Dépassée la petite manœuvre du Modem, un bon coup médiatique en vue des élections européennes.
Et les Gens du Voyage ?

Tant préoccupés par leurs agissements de politique politicienne, nous arriverions à supposer que les acteurs de ces contestations à rebondissement en ont peut être oublié l’objet.

Pas têtue, la majorité municipale vélizienne a invité les oppositions véliziennes à proposer des solutions. «Si elles sont meilleures, a promis le maire de Vélizy-Villacoublay, nous
les soumettrons au vote du Conseil Municipal de Vélizy-Villacoublay. Mais entendons nous bien : meilleures pour les Gens du Voyage et meilleures pour les véliziens.»


Quand les oppositions véliziennes s’emmêlent,
il est rassurant que la majorité garde le cap.

A suivre


-> Oui la loi est formelle, en effet, elle date du 5 juillet 2000. Pourquoi la municipalité UPV a attendu que M. le Préfet par sa lettre du 9 avril 2008 la rappelle à ses obligations ? Pourquoi avoir attendu le dernier moment pour s’en préoccuper ?

Combien d’élus de l’UPV, au moment du vote, avaient une connaissance pleine et entière du dossier : l’état, la localisation géographique, l’accès et la configuration du site ? Combien le sont actuellement ?

Voir le -> diaporama

A ma connaissance il n’y a pas eu de présentation visuelle du lieu ce 28 mai à l’ensemble des membres du conseil municipal afin que tous puissent voter en connaissance de cause ?

Sachant qu’à partir du 5 mai 2008 le préfet avait la possibilité de se substituer à la commune pour réaliser et gérer l’aire d’accueil au nom et pour le compte de la commune, évidemment devant l’urgence et cette contrainte, tous les membres présents ont été « obligés » de voter dans la précipitation.


« Mais qui est responsable ? »

- Le MoDem de Clamart ? - La ville de Clamart ? - Les verts de Clamart ?
- L’UMP de Clamart qui a vigoureusement protesté contre cette décision ?
- L’opposition municipale de Vélizy dont les propositions sont systématiquement rejetées ?
– Les élus UPV qui ne prennent la parole au conseil municipal que lorsqu’ils y sont invités (qu’en est-il lors des commissions ??) et votent avec une belle et systématique unanimité ?

-> C’est la majorité municipale et le premier magistrat de la ville au cours des mandatures précédentes car vous n’avez pas su, depuis mai 2000, trouver une solution qui respecte les personnes concernées (gens du voyage) et le voisinage.


-> NON, nous n’avons pas oublié l’objet de cette affaire. C’est bien l’unique motif de notre réaction quand nous avons découvert la réalité de ce lieu indigne d’accueillir les gens du voyage.


En répétant à deux reprises que le Mouvement Démocrate aurait la volonté de vouloir récupérer cette affaire à des fins purement électoralistes (échéances européennes), c’est vous qui projetez votre volonté de récupération politique de ce dossier.
Et vous ? Pourquoi vous faites silence du projet de recherche de solutions avec les deux ministères : celui de l’Intérieur et celui de la Défense comme l’a déclaré publiquement l’UMP de Clamart ? En est-il l’initiateur ?
Et vous ? Pourquoi cet entêtement à vouloir garder secret cette recherche et favoriser la propagande politicienne en lançant des rumeurs infondées pour effrayer une certaine catégorie de Véliziens ?

Comment ne pas prendre « l’invitation » après coup, à proposer des solutions, comme une provocation alors que les élus d’oppositions n’ont pas accès aux dossiers en amont et qu’ils doivent quémander les informations qui ne sont pas prévues dans le minimum légal.

Oui c’est une affaire dont nous voulons nous mêler et que nous suivons de près.


Une solution sortie du chapeau… Pourquoi pas…
Si elle est acceptable.

 

Le Mouvement Démocrate de Vélizy

 Télécharger le tract pour diffusion : [lien]

25.01.2009

Aire d'accueil des gens du voyage (suite)

  • Les Clamartois s’invitent au conseil municipal de Vélizy le 14 janvier 2009

- Le collectif "Aire de Vélizy sur le Haut Clamart" est venu pour protester et déposer une pétition au Maire de Vélizy.

- Le groupe EPCV avait inscrit à l'ordre du jour de ce conseil une question sur ce sujet. Le groupe demande au maire, d’annuler la délibération prévoyant la construction de l’aire d'accueil chemin des Charbonniers [texte intégral de la question].

M. le Maire n'a souhaité engager aucun débat constructif avec les élus de l'opposition.

M. le Maire a totalement ignoré la présence de nombreux clamartois présents dans la salle accompagnés d'élus de différents bords politiques de la ville de Clamart.

M. le Maire a même passé sous silence la démarche organisée, à la demande d'élus UMP-Nouveau Centre de Clamart et du Plessis-Robinson, avec le Maire de Vélizy pour débloquer des terrains militaires qui seraient disponibles et que seuls le Ministère de l'intérieur et le Ministère de la défense nationale pourraient libérer, ce qui pourrait être une alternative [lien].

Depuis, par l'intermédiaire des comités consultatifs de quartiers des fausses informations se propagent dans Vélizy sous forme de rumeurs : "Des élus de l'opposition demanderaient que l'aire d'accueil soit situé en centre ville". Il n'a jamais été demandé de mettre l'aire d'accueil des gens du voyage en centre ville [texte intégral de la question] : demander un accès aux infrastructures de la ville, ce n'est pas demander l'installation de cet accueil en centre ville. Faire l'amalgame, c'est une déformation tendancieuse.

  • Je tiens à rappeler que le terrain actuel est un lieu d'habitat (sédentaire ou non) indigne. [Voir par vous même avec ce diaporama]. C’est ce type d’information que tous les élus véliziens étaient en droit d’avoir dans la commission et le jour du conseil municipal pour ensuite voter en connaissance de cause.
Comme le dit si justement Monsieur Christian Delom (élu MoDem à Clamart) [lien],  je cite : "... Un conseil municipal est souverain ce n’est pas un ministre même de l’Intérieur et de sa couleur politique qui peut le contraindre à quoi que ce soit. La solution est bien à Vélizy pas ailleurs...Je suis également d'accord avec lui, quand il dit qu'il nous faut une volonté de part et d’autre de travailler ensemble. Je suis, pour ma part, favorable pour qu'une réunion de travail entre des élus de Clamart et des élus de Vélizy qui le souhaitent (représentant toutes les sensibilités) puisse se tenir pour discuter des problèmes d’un point de vue technique afin de rechercher une solution respectant l’intérêt général.
  • J'en appelle au bon sens de tous en laissant de coté nos idéologies politiques pour que nous puissions tous ensemble convaincre M. Loison Maire de Vélizy d’annuler cette décision et qu'une autre solution soit recherchée dans un climat serein et en concertation.

Jean-Marc Vié

Informations supplémentaires : 
- article sur leParisien.fr
- La gestion des aires selon la Préfecture de la Moselle
- Installation d'une aire d'accueil par le Service des Collectivités locales du Sénat.
- Réglementation relative aux aires par le
Service des Collectivités locales du Sénat

12.01.2009

L'aire d'accueil pour les gens du voyage

  • Le conseil municipal de Vélizy du 28 mai 2008 [lien] décide d'aménager 14 emplacements (2500 m²) sur deux parcelles situées sur notre commune à proximité du chemin des Charbonniers. A l'issue de ce conseil, la municipalité n'a pas accompagné son exposé d'un plan de situation (ni sur écran, ni papier) des dites parcelles.
    Voici le plan cadastral qui correspond aux deux parcelles du site : [lien]

Quelques semaines plus tard, des habitants de Clamart commencent à s'inquiéter, interpellent les élus locaux de Clamart et décident de s'organiser en créant un collectif [lien].

Extrait : "Des terrains qui appartiennent à la commune de Vélizy;
Mais qui se trouvent, sur les plans géographique, découpage routier et accès sur Clamart, le Haut Clamart..
Pour arriver sur cette enclave, il faut emprunter la rue des Charbonniers.
Enclave qui représente une superficie de 8 000 m².
Et c'est là que la ville de Vélizy a décidé d'installer une aire de stationnement pour les gens du voyage.
Vélizy a décidé d'installer cette aire sans tenir compte des attentes :
- des habitants du Haut Clamart;
- des gens du voyage.
"

  • La création d'une aire d'accueil pour les gens du voyage dans notre région aurait dû être une bonne nouvelle. Mais à y regarder de plus près la solution que propose le Maire de Vélizy ne semble pas tenir compte des préoccupations des gens du voyage et des habitants de Clamart riverains.

Des voix s'élèvent à Clamart

- section locale du Mouvement Démocrate [lien].

- municipalité PS [lien].

- les Verts de Clamart [lien].

- section UMP-Nouveau Centre [lien].

- clamoche [lien] (le journal de bord de route du p'tit Clamart)

  • 1ère rencontre le samedi 27 septembre entre le Maire de Vélizy et trois habitants de Clamart à la Mairie de Vélizy. Voici le compte rendu de cette rencontre -> [lien].
  • Des élu(e)s de l'opposition de Vélizy ont été contacté(e)s par des élus de la ville de Clamart. Des rencontres ont été organisées avec eux et le collectif. Une première déclaration a été faite au conseil municipal du 26 novembre [lien].
  • Une rencontre entre des élus (UMP-Nouveau centre) de Clamart et de Vélizy-Villacoublay a été organisée à la Mairie de Vélizy fin octobre. Il semblerait qu'une solution soit recherchée en famille "politique" pour résoudre ce problème. Sur le blog de M. Pemezec il est dit que : "En négociant avec le maire de Vélizy, Philippe PEMEZEC et Jean-Didier BERGER sont parvenus à dégager des pistes de solutions nouvelles qui pourraient satisfaire Vélizy et les habitants de Clamart. Ces nouvelles hypothèses doivent toutefois faire l’objet d’un travail approfondi avant de pouvoir être en mesure d’annoncer le règlement de ce problème. En partenariat avec le Maire de Vélizy, Philippe PEMEZEC et Jean-Didier BERGER s’engagent à tout mettre en œuvre pour éviter la mise en place du projet d’aire d’accueil, rue des Charbonniers. Le succès de cette tentative n’est pas certain...". Source : [lien]

Le 5 décembre, nous (*) nous sommes déplacés sur le site [Voir photos] et nous avons analysé la situation et nous avons discuté avec des élus et des personnes du collectif.

(*) 5 personnes : Elu(e)s EPCV et simples véliziens

Quelques remarques s'imposent :
- Aucune concertation de la municipalité avec les élus de Clamart (tous partis confondus) qui démontre une vision vélizo-vélizienne dans la gestion de ce dossier de la part du Maire de Vélizy.
- Les élu(e)s des groupes d'opposition n'ont pas été réellement associés parce qu'ils n'ont que les informations que l'ont veut bien leur fournir. 
- Ce dossier a été soumis au vote du conseil municipal après la date imposée par la loi et après l'injonction de la Préfecture ce qui laisse penser à un attentisme de la municipalité qui oblige à une décision dans l'urgence toujours préjudiciable.
- Le bassin de rétention qui occupe une bonne partie du terrain restera-t-il en place ? Si oui, comment sera gérée la sécurité pour le rendre inaccessible aux enfants ?
- Quelle sera l'attitude de la société riveraine Smart Center une fois le projet terminé ?
- Quel est l'avis des gens du voyage pour ce site ?
- Comment sera organisée la scolarisation des enfants, vers quels établissements scolaires ?
- Comment va être gérée la circulation durant les livraisons des véhicules SMART et les caravanes suceptibles d'être en stationnement sur le chemin des marronniers ?
- Comment va être traitée la sécurité du site : accès pour l'évacuation en cas d'incendie ?
- ...

28.12.2008

Réponse à M. le Maire sur un article de son blog

  • Voici ce qu’écrit M. Loison sur son blog en tant que Président de la SEMIV et aussi en tant que Maire de Vélizy-Villacoublay. (Le 10 novembre 2008 )

« SEMIV
Comme j'ai eu souvent l'occasion de le dire et de l'écrire, la Semiv est une entreprise privée, son personnel est compétent et sa gestion est saine.

Elle souffre, cependant, d'un déficit de comunication. En effet, elle n'a jamais exposé sa politique mais encore moins ses objectifs et ses contraintes. Elle a laissé, de ce fait, ses détracteurs s'exprimer, souvent sous influence politique et partisane, sans jamais apporter son éclairage»

________

Voici notre réflexion et notre éclairage :

1ère erreur : La SEMIV n’est pas une entreprise privée mais une entreprise publique locale.

Pourquoi : La SEMIV est une Sociétés d'Economie Mixte (SEM) dont le capital est majoritairement détenu par une collectivité territoriale (la ville de Vélizy-Villacoublay), elle est désignée comme une "Entreprise Publique Locale" (EPL). Les EPL sont des sociétés anonymes régies pour l'essentiel par le code de commerce. Ce statut est gage de souplesse, de réactivité et de transparence pour les collectivités locales à la fois actionnaires et clientes. Dans les Sem, les actionnaires privés apportent leur savoir-faire et contribue au management de l'entreprise. Comme toutes les entreprises, les EPL recherchent la satisfaction du client, la performance de gestion, la création de résultats ainsi que la motivation de ses salariés et actionnaires. Elle se distingue par son statut de droit privé notamment pour la comptabilité et la gestion du personnel. Cette position majoritaire leur assure une prééminence dans les organes de décision (4).

Selon la Fédération des Entreprises Publique Locales, les Epl sont liées par une communauté de valeurs qui repose sur 6 piliers : voir [lien]

LA SEMIV : dans son rôle de bailleur

2ème erreur : La SEMIV ne souffre pas QUE d’un déficit de communication.

Pourquoi : parce qu’elle informe uniquement par des directives et la diffusion de courrier au travers d’un journal « Entre nous » écrit par son Président alors que les usagers de la SEMIV attendent un dialogue.

Pour rétablir un climat de confiance il faudrait :
- que les Associations et Amicales de Locataires ne soient plus reçues à la SEMIV en présence d'un huissier de justice et d'un Avocat.
- ne pas refuser de leur communiquer (3) une copie de toutes les pièces justificatives afin de mieux comprendre le coût important des charges que les locataires payent, notamment celles qui concernent le gardiennage, l’entretien et le chauffage ?
M. Loison écrit sur son blog ceci :

«Certains pensent que nous pourrions baisser le montant des loyers sans rompre l'équilibre financier de la Semiv. Cela est faux, ils sont indispensables au financement des travaux liés à la sécurité, au confort et à la qualité de la vie. Ils permettent de conserver des logements en bon état pour les générations futures. C'est la raison des revalorisations des loyers anciens au moment du renouvellement des baux. Pour rappel, vous savez que le rattrapage était limité à la moitié de l'écart, avec étalement sur 6 années. Ces augmentations assurent néanmoins aux anciens locataires des loyers préférentiels, juste reconnaissance de leur fidélité. Ces revalorisations sont équitables, considérant que ce qui n'est pas payé par les uns le sera obligatoirement par les autres...»
  • Depuis plusieurs années la SEMIV ne fait plus de profits, elle a même passé un cap très difficile avec un redressement fiscal mais par le passé des dividendes ont été distribués.
  • Sachez aussi que les travaux entrepris sur les immeubles ne sont pas des "réhabilitations" mais seulement des rénovations de façades obligatoires (boiseries pourries, les fenêtres ne fermant plus, garde-corps n’apportant plus la sécurité exigée). Il a été urgent pour la SEMIV après 40 ans d’absence d’entretien de son patrimoine, de réagir devant la contrainte, devant ce danger imminent et d’agir dans la précipitation. Peut-on dire que les directeurs successifs ont été compétents dans leur gestion du patrimoine ?
  • Sur la résidence Sadi Lecointe, trois immeubles restent à rénover, et ce sont les plus anciens. Lorsque l'Amicale des locataires mais aussi les locataires demandent quand les travaux vont commencer, la SEMIV répond "dans un an ou deux, les locataires seront informés individuellement". Est-ce comme cela qu'un climat de confiance peut s'établir ?
  • Bien sûr, les loyers des locataires qui sont entrés dans leur logement il y a 10, 20 ou 40 ans sont bas en comparaison de ceux pratiqués hors SEMIV. C'est normal, la SEMIV a bénéficié de prêts conventionnés pour construire ses logements et les loyers ont été bloqués pendant 30 ans. Mais est-ce une raison suffisante pour doubler le loyer sur 6 ans et recommencer 6 ans après. La majorité de ces anciens locataires sont maintenant à la retraite et ne peuvent plus supporter ces augmentations. C'est la conséquence de la gestion du patrimoine de la SEMIV.
  • Les nouveaux entrant sont souvent de jeunes couples avec enfants et ont eux aussi, beaucoup de difficultés à payer 1 000 € par mois (charges comprises) pour un appartement qui a été construit suivant les normes de "logement économique et familial" des années 60. C'est la conséquence de la gestion du patrimoine de la SEMIV.

M. Loison écrit sur son blog ceci :

«Dans ce contexte, la Semiv assure sa mission sociale, en étant toujours disposée à étudier chaque cas particulier afin, si besoin, d'adapter la revalorisation en fonction des ressources…»

C'est une vraie politique des loyers que la SEMIV doit pratiquer. Le traitement au cas par cas sans transparence sur les critères utilisés peut conduire au clientélisme.

Mais il est possible de faire baisser les charges.

1 - A cours terme : par une réduction des frais de chauffage des bâtiments :

  1. En faisant un inventaire sérieux sur la répartition du chauffage dans les appartements : repérer tous les appartements souschauffés (< 19°C) et les appartement surchauffés ( > 22°C et même > 25°C)
  2. En demandant au chauffagiste de corriger ces écarts (réglage & équilibrage).
  3. En ramenant la température de l’ensemble du parc autour de 21°C (La réglementation étant à 19°C).

Les points1 à 3, qui ont été déjà réalisés dans des copropriétés avec des résultats probants, ne demandent pas un investissement très important mais une démarche volontariste qui doit être impulsée par l'équipe dirigeante de la SEMIV pour réaliser des économies d'énergie. (1)

2 - A moyen terme : par un bilan thermique des dernières actions, complété par un diagnostic et suivi par des études adaptées.

  1. En organisant une thermographie de la ville de Vélizy comme notre groupe vous l’a proposé au conseil municipal du 17 décembre 2008. Ce procédé pourrait également intéresser toute les habitations privées et également les batiments publics existant. (1)
  2. Profiter des rénovations, pour isoler efficacement toutes les façades selon les préconisations de la Règlementation Thermique 2005 (RT2005) et non pas pratiquer une isolation sous dimensionnée par exemple sur les pignons et sous les allèges des fenêtres : isolant peu épais ou inexistant. (2)
  3. En isolant un maximum de terrasses (en refaisant les étanchéités). (2)

SEMIV : dans son rôle de syndic

Concernant les résidences gérées par la SEMIV, il est vrai que de plus en plus de copropriétés n’hésitent plus à quitter la SEMIV. Est-ce par manque de confiance ? Est-ce par manque de compétence ? Ou bien est-ce par déficit de communication ? Mais contrairement aux locataires, si une majorité de coproprietaires d'une résidence le décide, ils ont la possibilité de changer de syndic.

M. Loison écrit sur son blog ceci :

« Afin d'améliorer les rapports et l'information entre vous et la Semiv, j'ai souhaité demander à un organisme extérieur indépendant d'effectuer un audit des relations et de la perception de l'image de la Semiv par ses clients locataires et copropriétaires»

Est-il nécessaire de dépenser de l'argent public pour faire un audit limité à un seul aspect de la gestion qui est diverse : comptabilité, finances, patrimoine, personnel, communication, travaux, organisation interne...?

________

En conclusion, Joël LOISON, Maire de Vélizy dans son programme électoral reconnaissait enfin qu'il fallait « rétablir la confiance avec la SEMIV ». Réduire cela à une simple question de communication est sous-estimer le problème. Encore une fois, nous ne pouvons que nous posez des questions sur la réelle volonté de notre municipalité a avoir une vraie politique sociale pour le logement.

Maintenant en tant que Président de la SEMIV et Maire de Vélizy, M. Loison est en position d'agir et de rendre compte car il est l'interlocuteur privilégié des Véliziens.

________

Nos Sources :
Blog de M. Loison :
- 1 article de M. Le Maire sur la SEMIV [lien],

- 3 articles
du Président de la SEMIV
[lien-1 / lien-2 / lien-3].

Définitions d’une SEM et d’une EPL :
[lien]

Le récapitulatif de l'ensemble de cet article (au format pdf)

est téléchargeable ici >>> [intégralité]

16.12.2008

ÉCOLO ATTİTUDE

  • ÉCOLO ATTİTUDE : Interception (magazine de grand reportage France Inter) [lien]

Dimanche 30 novembre 2008 par Valérie Cantié et Lionel Thompson

Chaque français produit 1kg de déchet par jour, il génère plus de 6 tonnes de co2 par an soit plus de 12 fois le niveau idéal pour éviter les  emballements climatiques. [...]  Il existe aussi des gestes finalement assez simple, il suffit juste d'y penser car éteindre la lumière en sortant d'une pièce c'est bien éviter de prendre sa voiture pour les petit trajet c'est essentiel mais cela ne suffit pas.

Un exemple à suivre, cela se passe dans une commune proche de Vélizy :
le Pédibus® de Viroflay ! Pour écouter tout le reportage audio : [lien] (le passage concernant cette écolo attitude démarre à 3'35" pour une durée de 6'50")
« Allons ensemble vers l'école »
Moins de voitures, plus de sécurité, moins de pollution, plus d'exercice physique, moins de stress, plus de santé…"
Consulter le site de la ville pour avoir tout les détails : [lien]
  • Ce moyen de transport mis en place depuis septembre 2007 fonctionne bien tous les jours. Pour preuve, tous les matins, lorsque je me dirige vers la gare de Viroflay rive-gauche pour rejoindre mon lieu de travail, je croise ces enfants accompagnés par des adultes (parents bénévoles), ils sont reconnaissables de loin grâce à leur gilet jaune avec le logo de la ville. Les enfants discutent entre eux avec joie et bonne humeur et par tous les temps.

Cet exemple est à méditer pour Vélizy et pour compléter voici deux constats en quelques jours d'intervalle :

  1. Au dernier conseil municipal de Vélizy (26/11/08), concernant le point 12 : "Convention avec l’ONF pour l’autorisation d’occupation de terrains à usage de parkings" Annie Coupas (Les Verts) élue du groupe Ensemble Pour Changer Vélizy a proposé à M. le Maire de motiver les véliziens pour se déplacer à vélo ou à pied pour ceux qui vont dans les centres sportif de la ville plutôt que de prendre leur voiture. La réponse de M. le Maire : les véliziens ne vont pas apprécier déjà qu'il manque des emplacements de parking.
  2. Samedi matin (13/12/2008), aux abords du marché du mail, j'ai pu constater que de nombreuses personnes agées, malgré le vent glacial qui balayait notre ville, se rendaient à pied au marché pour faire leur course pendant que d'autres bien plus jeunes, dans leur 4x4 ou dans leur voiture de société ou avec leur véhicule personnel tournaient inlassablement dans le quartier pour trouver une place le plus près possible du marché.

Conclusions : - Pourquoi les enfants (à Viroflay) et les personnes agées (à Vélizy), par tous les temps arrivent à parcourir des centaines de mètres à pied ? - Pourquoi à Vélizy, nous préférions amener les enfants devant la porte de l'école en voiture ? - Pourquoi nous prenons la voiture pour aller au marché du mail ? - Ne peut-on pas inciter les personnes à privilégier la marche à pied dans le centre-ville ? - Pourquoi ne pas augmenter le nombre de parking à vélos devant les bâtiments publics (Mairie, bibliothèque...) ?

Monsieur le Maire vous débutez l'édito des [Echos de septembre (n°199)] par une citation que vous avez reformulé sans en préciser le nom de son auteur. Voici cette citation : "Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants" Par Antoine de Saint Exupéry.
Vous écrivez également : "Vélizy-Villacoublay souhaite s'engager avec vous dans cette bataille sur le long terme, définir un plan global pour et avec ses habitants, établir une série de propositions, dans le domaine des déplacements, de l'énergie, de la solidarité..." Ce n'est pour l'instant qu'un souhait, ce qui veut dire que ce n'est pas, pour vous, une priorité.

S'engager sur des actions concrètes pour améliorer la qualité de vie et pour préserver l'environnement, s'informer pour changer nos habitudes au quotidien est une nécessité pour l'avenir. Le développement durable vise à produire des modes de vie respectueux de tous et de notre planète. Il concerne tous les domaines de la vie. Nous devons prendre conscience de tout ce que notre manière de vivre implique quel que soit notre âge. L'effet cumulé d'une multitude de petits gestes et de choix quotidiens peut amener à un résultat étonnant sur l'environnement.

Monsieur le Maire, soyez volontariste, vos administrés ont sans doutes des idées en la matière, et pourquoi pas vous lancer dans un agenda 21 ?  

Jean-Marc Vié

 

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