16.09.2009
Des Roumains expulsés par les flammes
- Samedi 12 septembre dans l'après-midi : violent incendie sur le noeud routier A86/N118 à Vélizy/Clamart
Le lieu où des Roumains s'étaient installé depuis plusieurs mois a été entièrement détruit. L'incendie a menacé les habitations du quartier du Haut Clamart et a détruit une partie du mur anti-bruit.
Loin des quartiers d'habitations de Vélizy, ce petit camp de fortune (sans eau et sans électricité) avaient suscité de la part de quelques clamartois de la solidarité en ouvrant leur porte et leur robinet d'eau [lien].
Les Roumains n’avaient pas grand chose. Ce qui est sûr, c'est qu'ils n’ont plus rien. Il devait être expulsé à la demande de la Mairie de Vélizy et de Clamart, c'est finalement le feu qui a précipité leur expulsion.
00:30 Ecrit par Jean-Marc (BlogMestre) dans Crise du logement, Insertion sociale, Solidarité, Urbanisme, Vélizy | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : vélizy-villacoublay, clamart, incendie |










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Commentaires
Les mots sont importants :
Voici un article qui date de novembre 2004 écrit par Caroline Damiens :
lien : http://lmsi.net/spip.php?article325
Extrait :
"... Finalement, je me dis que les matérialistes historiques avaient raison de prendre les problèmes à l’envers, de considérer comme la conséquence ce qui est donné comme la cause, de ne plus prendre des faits comme établis de manière naturelle mais comme résultat d’un processus social, de ne plus regarder les choses comme des essences. Les tziganes ne sont pas nomades, ils sont rejetés ; ils ne viennent plus d’Inde mais des Pays de l’Est ; ils ne sont pas une mafia mais une population pauvre et sans droit ; ils ne sont pas essentiellement musiciens, mais ils peuvent savoir jouer d’un instrument.
"Il n’y a pas de fumée sans feu ", peut-on parfois entendre. Si quelques uns correspondent aux clichés, ceux-ci ne recouvrent pas pour autant l’ensemble de la réalité. D’ailleurs, la population des bidonvilles comprend une part non négligeable de personnes non-tziganes, de roumains tout simplement, tordant encore une fois le cou aux " campements " de " gens du voyage " et prouvant par là que sont considérés comme tziganes ceux qui rentrent dans les critères essentialistes et " ethnicistes " donnés par les dominants. Reste que pendant que les salles de concert se remplissent de la musique tzigane, le ministère de l’intérieur remplit les prisons et les charters vers la Roumanie, la France ne voulant des tziganes que leur côté folklorique, somme toute bien peu gênant."
Ecrit par : Démo | 16.09.2009
Répondre à ce commentaireExcellente analyse, Démo!
Ecrit par : Estebannn | 18.09.2009
Répondre à ce commentaireEcrire un commentaire
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